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26/03/2009
Les inscriptions arabes du palais de l´Alhambra déchiffrées

Les 10 000 inscriptions en langue arabe qui ornent les murs du palais de l´Alhambra, à Grenade, en Andalousie, font l´objet d´un travail de déchiffrage. Il y aurait beaucoup moins de versets du Coran et de poésies qu´attendu.

Le "street art", connu aussi sous le nom de tag, graffiti, urban art, etc, était à sa naissance, il y a 40 ans à New York, un art rebelle. Les taggeurs ont depuis investi galeries et salles de ventes, et soffrent jusquà 26 avril, les cimaises du Grand Palais à Paris.
  
Le graff est un "art éphémère", dit Alain-Dominique Gallizia, "jai voulu faire un recueil doeuvres et les mettre à labri du temps", dit à lAFP cet architecte, alors que souvre vendredi "le TAG au Grand Palais", une exposition de sa collection réunie depuis trois ans.
  
Quelque 150 oeuvres signées de 150 artistes, pour la plupart des Etats-Unis et de France, sont exposées dans une galerie du Grand Palais dont les murs, en attente de rénovation, collent parfaitement au thème.
  
Les graffeurs sappellent de leurs drôles de noms, Ghost, Fist, Reso, Lek, Quik, Blade, Nasty, Take 5, Delta 2, Psyckoze, Popay, Jaye, du temps où les pseudonymes étaient rendus nécessaires par le travail clandestin du taggeur sur sa rame de métro.
  
Quelques uns sont des figures quasi mythiques du monde du graff, souvent américains, et aujourdhui âgés de 50 ou 60 ans: Rammellzee, qui se promène en tenue de camouflage et masqué, Toxic, un ami de Jean-Michel Basquiat mort en 1988, Seen, pionnier du mouvement dont le corps est couvert de tatouages.
  
Ils ont tous commencé à onze, douze ou treize ans, à signer leurs noms sur les murs ou les parapets des métros, pour sortir de lanonymat, de leur condition de jeune défavorisé, de la tristesse de leurs quartiers.
  
"Dans le graf, cest toi qui fais ton histoire", dit Toxic, 44 ans, qui a choisi ce pseudonyme parce que "mon style était mortel", dit-il en riant. "Jétais un noir, pauvre, habitant le Bronx. Jai trouvé mon nom, mon style et jai commencé à écrire mon histoire", ajoute-t-il.
  
Shuck, 38 ans, a découvert le graffiti en arrivant à Paris de Pointe-à-Pitre, où il avait été saisi par "le côté subversif" des slogans sur les murs.
  
Depuis, il a réalisé une installation pour le Palais Royal, exposé dans des musées, vendu une oeuvre pour les collections nationales. Les "musées ont besoin dun coup de frais", dit-il.
  
Il est "acquis que le mouvement graffiti est un mouvement artistique", dit à lAFP Nailia Nourkhaeva, directrice de la galerie Onega à Paris, spécialisée dans le street art. Depuis longtemps à New York, à Londres ou au Brésil. "En France, le mouvement prend de lampleur depuis deux ans", dit-elle.
  
Cest "un art qui évolue", renchérit M. Gallizia qui, pour en garder la mémoire, a demandé aux artistes de réaliser une oeuvre sur lamour. "Comme dans lart classique, il y a des courants, des maîtres, des écoles", dit-il, comme Taki, qui a inventé le tag, les maîtres du "wild style", aux lettres entrelacées, ou du "bubble", lécriture un peu ronde.
  
Dans "lesprit des gens, on pense encore vandalisme", dit Arnaud Oliveux, expert chez Artcurial qui a déjà organisé deux ventes sur ce thème, mais "il y a une vraie demande de la part des collectionneurs, notamment des jeunes qui ont grandi avec les graffitis sur les murs".
  
Le prix dune oeuvre ancienne dun artiste coté peut atteindre les 50.000 euros, une pièce plus récente dans les 15.000 ou 20.000.
  
La plupart des artistes font toujours le va et vient entre la rue et latelier. "Ils ont besoin de ladrénaline du travail dans la rue", dit Mme Nourkhaeva, "mais ils le font cette fois ouvertement", dit-elle.


Fuente: www.france24.com
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